Sondage collectif

L'enseignante montre la réponse juste, on voit dans la seconde partie de la projection qu'une majorité d'élèves ont bien répondu.
L'enseignante montre la réponse juste, on voit dans la seconde partie de la projection qu'une majorité d'élèves ont bien répondu.

Pour ce premier article de la série, observons la mise en œuvre du vote collectif interactif dans une classe de première STMG au lycée.

Nous avons choisi parmi les différentes applications existantes Plickers©.

 

Participation de 100% des élèves

Le principe est de permettre à tous les élèves de répondre aux questions. Alors qu’habituellement nous obtenons deux à trois participations pour une question posée à l’ensemble du groupe classe, ici nous avons 100% de réponse, car chaque élève peut répondre sans que les autres élèves voient sa réponse.

 

Pas de stigmatisation ou de peur de répondre

Car chaque élève, indépendamment de son degré de confiance en lui ou de peur de mal faire peut répondre. Les réponses individuelles ne sont pas affichées à l’ensemble de la classe. La réponse de chacun n’est pas visible par les autres élèves L’enseignant peut seul s’il le veut consulter les réponses individuelles.

Les élèves montrent leur réponse avec le QRcode
Les élèves montrent leur réponse avec le QRcode

 

Un retour immédiat, un indicateur pédagogique précieux

Les résultats globaux de la classe sous forme de pourcentages sont affichés. Ainsi il est possible, par exemple, de faire venir au tableau un élève pour donner sa solution dont on sait qu’elle est juste alors qu’il est peu assuré et dont on veut valoriser la réponse réussie. Inversement on peut aussi, durant des travaux de groupe, aller voir un élève qui n’a pas réussi pour lui apporter une aide individualisée adaptée.

Ce type d’évaluation formative permet de voir tout de suite et dans quelle proportion d’élèves une notion a été assimilée ou pas. Et de réexpliquer ou faire réexpliquer par ceux qui ont compris jusqu’à arriver à une compréhension de 100% des apprenants. Une façon parmi d’autres de ne laisser personne derrière. Ici appliqué en cours de droit nous avons pu déceler sur une question qu’un quart de la classe n’avait pas bien compris. Après restitution à la classe par un élève qui a expliqué son cheminement pour arriver à la bonne réponse, une question suivante a montré l’assimilation par tous les élèves cette fois.

 

Affichage sur le vidéoprojecteur de la classe : d'un côté la question, de l'autre le graphique des réponses. Ici celà permet de déceler qu'une grosse partie des élèves fait une confusion majeure et de pouvoir la traiter.
Affichage sur le vidéoprojecteur de la classe : d'un côté la question, de l'autre le graphique des réponses. Ici celà permet de déceler qu'une grosse partie des élèves fait une confusion majeure et de pouvoir la traiter.

Comment ça marche ?

Des questions sont affichées sur le vidéoprojecteur de la classe. Chaque élève montre un QRcode imprimé sur un carton qui lui est affecté pour l’année. La réponse, A, B, C ou D est donnée par l’orientation du carton. En filmant les élèves montrant leur carton avec un smartphone les réponses de tous les élèves sont enregistrées en quelques secondes.

 

Comment on fait en pratique ?

On crée un compte gratuitement sur www.plickers.com. On imprime les cartons. On crée ses classes, on rentre les prénoms des élèves en leur affectant un carton qui leur est propre et qu’ils conserveront d’un cours sur l’autre. On crée les questions sous forme de QCM ou de choix vrai/faux.

L’enseignant installe l’application sur son smartphone. C’est depuis son smartphone qu’il passera de questions en questions et collectera les réponses en filmant les élèves.

Le vidéoprojecteur ou tableau blanc interactif de la classe lui affiche le site Web de Plickers montrant la participation et les résultats globaux de la classe.

Pendant le recueil des réponse, la liste des élèves ayant répondu est mise à jour sur le smartphone.
Pendant le recueil des réponse, la liste des élèves ayant répondu est mise à jour sur le smartphone.

Quelques rodages néanmoins nécessaires

Evidemment tout n’est pas parfait, encore faut-il que les élèves profitent intelligemment du système, ce qui à un moment donné n’a plus été le cas pour une des deux classes d’expérimentation. Il a fallu provisoirement, du moins l’espérons nous, revenir à des techniques plus traditionnelles.

 

D’autre part, dans le cas de Plickers©, il s’est avéré, comme cela peut arriver, hélas trop souvent, que les firewall (dispositif plus ou moins intrusif assurant la sécurité et le filtrage du réseau informatique) de l’accès internet académique en empêchaient le bon fonctionnement. C’est particulièrement difficile à déceler car l’accès se fait apparemment normalement mais certaines fonctions sont défaillantes. Il a fallu alors se tourner vers une liaison internet cellulaire personnelle (smartphone faisant office de routeur WiFi). Nous essaierons pour pallier ce problème récurrent de prendre attache avec les services DASI et DAN au Rectorat, respectivement Directions Académique des Systèmes d’Information et Délégation Académique au Numérique.

 

 

Laetitia TRECOFF - laetitia.trecoff@ac-montpellier.fr

Professeur d’économie et gestion.

 

Serge FRANCESCHINO - serge.franceschino@umontpellier.fr

CDO, ingénieur de recherche, ingénierie pédagogique numérique

agrégé d’économie et gestion, systèmes d’information